je me dis systématiquement que ce doit être la dernière fois.
Nous sommes fondamentalement convaincus que la communication non-violente est la meilleure des communications, nous avons suivi une formation Gordon, je lis régulièrement nombreux ouvrages sur le sujet, je me sens en totale adéquation quand je lis des articles de respect et d'écoute des besoins de l'enfant, ...
Et pourtant, régulièrement, je craque, je sors de mes gonds, je hurle, je donnerais cher pour m'éloigner, vite, je sens une violence (incroyable) contenue qui sort par les cris mais qui rêverait de taper, pousser, jeter, ... Je me sens en lutte contre moi-même, je me sens nulle, bien loin de tous mes beaux principes... Et cette sensation terrible, de tourner en rond pour en revenir à chaque fois à ce point ultime que j'exècre tant sans parvenir à m'en détourner...
Je continue de croire qu'un jour je parviendrai à canaliser toute cette négativité et cette "violence". Alors en attendant
mon stage cet été (hihi!!! j'en trépignerais presque d'impatience, genre plus de 2 ans que j'en rêve!!! Oui, je sais, j'ai des drôles de rêves!), j'essaie de voir les aspects malgré tout positifs de tout ça:
- J'ai bien "attrapé" Eliott pour le déposer loin de moi plus d'une fois, je l'ai quelque fois bousculé, mais en général j'arrive à verrouiller mes gestes, donc zéro fessées, zéro coups... Pas de fierté à ça, hein, juste pour me donner cette idée que le contrôle peut opérer
- Malgré mes hurlements, j'arrive quasiment toujours à éviter les mots "contre"... Certes il y a souvent des jurons, mais j'arrive à éviter les jugements négatifs sur Eliott (qui me passent pourtant par la tête: comme quoi quand on veut!!)
- Pas de punitions: bon, nos tentatives récentes pour parvenir à un endormissement potable (en moins d'une heure) dans sa chambre y ressemble un peu ("si tu n'es pas couché, la porte de ta chambre restera fermée"), mais je préfère le voir comme une négociation "musclée" ;-)

Voilà pour le listing genre verre à moitié plein... Sinon, pour avoir l'impression d'avancer, je lis et je relis souvent aussi : mes classiques (Filliozat, Gordon, Faber & Mazlich, ...) et des nouveautés comme ce trésor bien décalé dégoté sur les rayons de la médiathèque, de Hollie Smith,
Rester zen malgré ces enfants qui me fait sourire, ce qui aide, forcément, à prendre du recul. Un ptit extrait?
"L'enfant est truffé de penchants et de traits énervants, du simple fait que c'est un enfant. Il est négligent, inconsidéré, inquisiteur, irrationnel, hypersensible, hyperémotif, geignard, exigeant, obstiné, profondément affecté par certains facteurs pratiques, tels que la fatigue ou la faim, très porté sur la procrastination, .." (vous aussi, vous reconnaissez le votre?????)
En plus de me faire sourire, Hollie Smith retrace quelques techniques toutes simples pour tenter de gérer la colère (la vraie hein): visualisation, respiration, ... Bon, là comme ça à froid je ne suis pas sure que ça donne quelque chose, mais qui ne tente rien, ...
Et vous, quelles sont vos pistes en cas de cataclysme annoncé? Vous avez des parades?